Comment jardiner sur mon balcon m’a permis de réduire mes déchets ? — 365 REUSABLE

Quand j’ai pris la décision d’installer un mini potager sur mon balcon, j’ai eu ce déclic : “ Mais oui ! Jardiner pour cultiver 100% local, se reconnecter à la nature qui manque tant en ville et en même temps réduire ses déchets grâce à mes récoltes made in mon balcon ! C’est ce qu’il me faut ! C’est ce qu’il nous faut à tous !”.

Manger bio et faire des économies. ET en prime, favoriser la biodiversité… tout cela depuis chez soi. C’est pas le rêve franchement ?

Du coup, je me suis lancé. Je ne connaissais pas grand-chose au zéro déchet. Et j’ai acheté des jardinières, du terreau et des graines.

Sauf que je me suis retrouvée avec des jardinières en plastique (recyclé), du terreau (emballé dans du plastique) et en plus avec de la tourbe (qui est une matière essentielle à nos écosystèmes difficilement renouvelable, donc mieux vaut la laisser où elle est…).

Heureusement, c’est au fil du temps et de mes découvertes que j’ai pris conscience que l’on pouvait jardiner chez soi sans produire de déchets ! Mieux. Le jardinage me permet de réduire mes déchets (et réduira les vôtres 😉).

Vous aussi, vous voulez savoir comment faire ? Comment jardiner zéro déchet et comment même si vous n’êtes pas (encore) dans la démarche zéro déchet, le jardinage peut vous y accompagner ?

Ok. Allons-y let’s go ! C’est parti les amis… ok, j’arrête.

Quand on n’a pas de jardin, il faut forcément des pots ou des jardinières pour les plantes.

Dans ce cas, l’astuce c’est de se diriger vers la récup’. Facilitez-vous la vie. Allez au plus près. Votre famille, vos amis et même vos voisins ont peut-être ce qu’il vous faut.

Vous pouvez aussi trouver votre bonheur sur leboncoin.fr, toutdonner.com, geev.com, jedonne.fr, recupe.net, jedonnetout.com… bref vous avez compris, la liste est longue !

Pensez également au troc d’objet ainsi qu’aux brocantes ou vous pourrez trouver de jolis pots originaux !

Enfin, un moyen simple d’avoir des contenants pour votre balcon, c’est de récupérer des cagettes en bois en fin de marché ou des caisses à vins chez les commerçants du coin.

Si vous avez chez vous des sacs en plastique tissés vendus en magasin pour les courses, cela fera très bien l’affaire. En plus d’avoir une bonne taille, ils sont super légers. Parfait pour le balcon !

Pour semer ses graines

Lorsque l’on achète ses graines, il arrive qu’il ne soit pas encore possible de les semer dehors à cause du froid. Dans ce cas, il faudra semer en intérieur dans des godets ou des caissettes.

Qui a dit que vous aviez besoin d’un radis pour vos semis ? Utilisez des briques de lait coupées en longueur en guise de caissette, des pots de yaourt, des boîtes à oeufs, des coquilles d’oeufs, des rouleaux de papier toilette, des feuilles de journaux pliés en origami, de vieilles bouteilles coupées… Bref, avec un peu d’imagination, vous verrez des godets partout chez vous.

À ne pas oublier !

Pensez simplement à les percer de petits trous s’ils sont étanches. L’excès d’eau doit pouvoir s’écouler au fond des pots au risque de faire pourrir les racines de vos jeunes pousses. Vous pouvez également placer quelques cailloux au fond pour éviter les excès d’humidité.

Pour le terreau, je préfère être honnête avec vous. À part en récupérer chez vos proches ou consulter les sites de dons (mais rares sont les annonces de ce type) difficile de récupérer du terreau.

A moins que…

… Et si je vous donnais une technique géniale pour jardiner même si vous avez très peu de terreau ? Une technique qui ne demande pas de terreau neuf et qui peut même se faire avec de la terre de jardin, ça vous dit ?

Je le savais !

Et ce n’est pas tout ! Cerise sur le terreau : cette technique permet de réduire ses déchets ménagers. Si c’est pas magnifique ça. 🤩

Je vous explique.

L’astuce est de faire une lasagne dans votre pot. Pas le plat italien non 🙄.

C’est une technique qui existe depuis plusieurs années et qui se pratique au départ en pleine terre. Elle est parfaite pour les sols abîmés et pas fertiles.

Et vu que vous n’avez pas de terreau fertile, ça tombe bien !

Comment ça fonctionne ?

Comme pour un bon plat de lasagnes, 😋 il faut alterner les couches de matières sèches comme le carton, les brindilles et des feuilles mortes avec des couches de matières fraîches comme les fleurs fanées, les fruits et légumes pourris, les tiges et les épluchures.

On évitera les déchets long à décomposer ou difficiles à digérer comme les agrumes ou les légumes de la famille de l’ail et l’oignon.

Une fois que vous avez récupéré suffisamment de matières, commencez par :

  • une couche de matières sèches,

Pailler ou mulcher, c’est le fait de recouvrir le “sol”. On peut le faire avec tout plein de matières. Mais le plus intéressant pour nous et notre potager, ce sont les matières organiques.

Les feuilles mortes, la tonte de gazon, les coques de fruit oléagineux… tout peut servir de paillage.

Même le gravier ou les cailloux mais c’est moins intéressant pour les plantes, car ça ne se décompose pas pour enrichir le terreau.

Outre le fait d’apporter tout plein de nutriments au terreau, le paillage permet de maintenir l’humidité. Cela permet donc de réduire la fréquence des arrosages et donc d’économiser de l’eau.

Quand utiliser ma lasagne ?

On peut aussitôt planter dedans ou alors la préparer à l’avance pour l’utiliser dans des semaines voire des mois. Il faut simplement bien maintenir l’humidité surtout au début pour lancer la machine.

Le processus de décomposition va transformer vos “déchets” en or vert. Cool pas vrai ?

Avoir un bon substrat c’est chouette.

Mais savoir comment éviter les déchets plastique l’est tout autant.

Prêt pour la suite ?

Lorsque l’on achète une plante, elle est souvent fournie dans un pot en plastique.

Vous pouvez bien évidemment réutiliser ces pots pour faire vos semis, ou y mettre de nouvelles plantes.

Personnellement, il m’arrive de le faire surtout avec les plantes vertes. Je mets ensuite le pot dans un cache-pot qui habillera le tout. Et par la même occasion, il fera office de coupelle pour récupérer l’eau qui s’écoule lors des arrosages.

Mais selon votre pépiniériste (ceux qui font eux-même leurs plants), vous avez aussi la possibilité de rapporter les godets afin que celui-ci puisse les réutiliser.

Une autre possibilité existe également grâce à une jeune entreprise française qui vend des plants dans des godets en fibre de bois entièrement biodégradable. Vous avez juste à planter le tout dans le terreau et le tour est joué ! Ce producteur de plantes zéro déchet, c’est Vive le végétal.

Autrement, la meilleure solution pour ne pas avoir à se débarrasser de ses godets en plastique est de semer ses propres graines.

L’avantage est multiple. D’une part, vous cultivez de la graine à l’assiette et ça, c’est une belle fierté non ? Et en plus, vous avez accès à une abondance de variétés introuvables en plant.

Dernier tip et pas des moindres : saviez-vous que l’on pouvait troquer ses plantes ? Vous trouverez sur Internet différents sites ou comptes sur les réseaux sociaux mettant en relation les trocs. Il y a par exemple celui de Troc ta plante qui met en réseau les personnes d’une même ville pour un échange 100% local.

Ces dernières années, on entend beaucoup parler du compost. Pourtant, certains se demandent que faire avec un composteur quand on n’a pas de jardin.

Il peut servir aussi bien aux plantes d’intérieures, qu’aux plantes d’extérieures sur votre balcon, terrasse ou rebord de fenêtre. Et ceci qu’elles soient ornementales ou comestibles !

D’une part, le compost permet d’avoir un substrat de qualité pour les plantes. Mais en plus, l’engrais liquide qui s’en dégage (le thé appelé aussi jus de compost) fournit aux plantes un apport en nutriments génialissime.

C’est donc une manière de réduire ses déchets tout bénéf’ !

Comment composter en appartement ?

Je sais ce que vous dites : “J’ai un appartement ! Je n’ai pas de place pour un gros tas d’ordures qui pue !”

Alors déjà, pas besoin d’un gros tas. Et en plus, ça ne pue pas.

Le lombricomposteur ou le composteur bokashi sont des méthodes parfaites pour les appartements.

Le lombricomposteur, comme son nom l’indique, contient des lombrics. Ces vers de terre vont décomposer la matière. Cela rend le processus de décomposition beaucoup plus rapide que dans un compostage classique.

Le composteur bokashi quant à lui va produire un super engrais avec vos déchets grâce au son de bokashi, une poudre faite de micro-organismes qu’il faut verser sur les déchets dans le composteur.

Les déchets auront cependant leur apparence originale. Il faudra leur permettre de poursuivre leur décomposition en terre (dans vos pots ou en pleine terre). Certes pas très esthétique, mais très nourrissant pour les plantes. L’ astuce pour camoufler, c’est le paillage dont nous parlions précédemment.

Le petit plus du bokashi, c’est que le jus de compost peut aussi nettoyer les canalisations.

De plus, le composteur bokashi produit de l’engrais liquide beaucoup plus vite que le lombricomposteur. Moins d’un mois après l’avoir rempli, le précieux liquide est prêt à être récolté .

Comment faire son propre composteur zéro déchet ?

Le bokashi doit être étanche, car la décomposition se fait en anaérobie, c’est-à-dire sans oxygène. Donc n’importe quelle boîte hermétique fera l’affaire.

Il faudra la percer de quelques trous de sorte que le jus de compost puisse s’égoutter. On placera ensuite cette boîte par-dessus une autre de la même dimension de sorte à ce qu’elles s’empilent, afin que le liquide soit recueilli dans celle d’en dessous. Il sera ainsi plus simple de le récolter.

Astuce : Les restaurateurs ont parfois de grosses boîtes en plastiques pour les sauces ou autres condiments. Ces boîtes sont parfaites pour le bokashi car hermétiques et possédant un couvercle. Idéalement, il en faut quatre. Deux pour chaque composteur. Pendant que l’un se décomposera en milieu fermé, l’autre prendra le relais pour la récolte des matières organiques.

Pour le lombricomposteur, c’est un peu plus élaboré, mais vous pouvez trouver des tutos très simples sur Internet.

Astuce : pour éviter l’étape bricolage, récupérez simplement des bacs en polystyrène empilables chez le poissonnier. La quantité de bacs nécessaires variera en fonction de la quantité de matière à composter.

Vous pouvez aussi réaliser votre lombricomposteur avec des planches de bois de palette par exemple (en veillant à ce qu’il soit lissé pour ne pas blesser les vers), de vieux bacs en plastique…

Acheter d’occasion, chiner, troquer, récupérer est la meilleure manière de jardiner zéro déchet.

Mais l’autre aspect non négligeable, c’est la quantité de matière organique à sauver ! Quand on prend conscience que les merveilles produites par la terre finissent incinérées alors qu’elles pourraient naturellement finir leurs vieux jours là où tout a commencé…

Finalement, c’est un cercle vertueux. Et c’est ce qui se passe chaque année lorsque les arbres perdent leurs feuilles. Elles se décomposent durant plusieurs mois et protègent le sol pour préparer la végétation du printemps suivant.

C’est ce qui permet la continuité du cycle de nature de façon durable, saine et écologique.

Il faut simplement reproduire cela à notre échelle.

Alors bien sûr, quand on est tout juste débutant dans cette démarche, cela peut vous paraître une montagne.

Dans ce cas, je n’ai qu’un conseil à vous donner : step by step. Commencez parmi tous ces conseils par celui qui vous semble le plus facile à faire.

Puis quand vous maîtrisez le truc, continuez avec un autre. Et ainsi de suite. C’est la meilleure manière de conserver de bonnes habitudes sur le long terme.

Et c’est ce dont nous avons besoin.

Rappelez-vous, il n’y a pas de déchets, il n’y a que de la matière inutilisée.

Fahima MOSBAH .

Originally published at https://365reusable.com.

Comment réduire sa consommation de plastique et ses déchets? suivez notre blog #365R et notre sélection de produits réutilisables zéro déchet et zéro plastique

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